Il y a des jeux après lesquels il est difficile de lancer autre chose. Red Dead Redemption 2 en fait partie. On en sort avec l’impression d’avoir habité un autre siècle : routes boueuses, saloons bruyants, chevaux qui s’impatientent sous la pluie.
L’histoire de la bande de Dutch et d’Arthur Morgan se déploie sans précipitation. Les fusillades sont excellentes, mais ce qui reste, ce sont les conversations autour du feu, les détours inutiles, les rencontres fortuites qui n’ont l’air de rien et qui comptent.
Ce qui compte vraiment
Le monde respire. La faune réagit, les habitants se souviennent de vos gestes, la météo change vraiment le rythme de la journée. Arthur, lui, évolue : on le voit douter, s’endurcir, regretter. Rarement un héros de jeu vidéo a paru aussi vivant.
Points forts
- Monde vivant et d’une beauté rare
- Personnages écrits avec soin
- Détails qui récompensent la curiosité
- Musique et interprétation remarquables
Points faibles
- Rythme parfois très posé
- Prise en main un peu lourde au début
- Le mode en ligne est une autre affaire
Comment on a joué
Nous avons terminé l’histoire principale et exploré longuement les territoires secondaires avant de noter. Temps de jeu estimé : plus de 70 heures.
Pour qui ?
Ceux qui aiment les histoires longues et les mondes ouverts. Si vous cherchez uniquement des tirs enchaînés, le début peut sembler lent — et c’est volontaire.
Chez Brindille Ambre, la note finale de Red Dead Redemption 2 s’établit à 9.8/10.